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Le deuxième café littéraire de L’année 2011 qui a eu lieu le Mardi 24 mai, a été l’occasion de rencontrer l’historienne d’art, Lise Martinot. Diplômée du Courtauld Institute, Londres, et de l´Université du Chili, elle dirige des cycles d´histoire de l´art moderne à la Maison de France dont l’objectif est de « s´écarter des chemins rebattus de l´histoire officielle et d´éveiller la curiosité des participants ».
Seulement quelques tables, de quoi boire, et la présence des professeurs, des élèves et de leurs parents, furent nécessaires pour s’ancrer dans l’analyse de trois tableaux du peintre français, Paul Gauguin.
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Mme. Martinot a réalisé une analyse de l’oeuvre de Gauguin, passant par chaque étape qui fit de cet homme l’excellent artiste que nous connaissons aujourd’hui. La soirée se divisa en trois parties : le génie créateur du synthétisme, l’opportuniste misogyne et le peintre anthropologue. Cette triple lecture historiographique invitait les participants à intervenir sur ce qui leur venait à l’esprit, tout en créant une ambiance d’échange en langue française entre les personnes présentes. Ces échanges furent l’occasion d’écouter des parents d’élèves, quelques uns d’entre eux spécialistes des thèmes abordés lors de cette soirée. L’ambiance devint alors très agréable autour de dialogues à propos de l’ethnologie, de l’art et de la philosophie.
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Cette soirée fut d’autant plus spéciale que l’analyse des tableaux dépassa cette tonalité artistique. Ce fut dès lors toute une introspection dans la vie d’un homme qui abandonna sa famille afin de pouvoir peindre sans limites temporelles ou émotionnelles, pour réaliser ensuite une approche à l’époque de Gauguin en soi, et au-delà, pour apercevoir de quelle façon la société et notre propre culture jouent un rôle fondamental dans la vie des hommes.
La soirée, a fini laissant un public très satisfait après une formidable présentation d’un des plus grands peintres post-impressionniste du XIXème siècle. Cela bien sûr n’ayant été possible sans la participation de Lise Martinot, que nous remercions de nous avoir enchantés tant par sa pertinence que par sa culture artistique et historique.
Macarena Bravo
Terminale L.
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